MAG

                       MAG

Marc-Antoine Girondeau dit mag est un  jeune artiste de 24 ans. Membre de la Maison des Artistes depuis juillet 2014, il vit à Paris et il n'a suivi aucune formation artistique, préférant l'autodidactique aux conventions des écoles d'art. 

Son expérience s'affirme par ses rencontres, André Robillard d'abord, l'artiste brut révélé par Jean Dubuffet et avec lequel il a travaillé un an, puis Agnès Varda durant quelques mois pour un stage dans le cinéma. En 2012 et 2013, il expose dans deux galeries Orléannaises pour confronter ses travaux au public.

Récemment, il a exposé à Tours dans le cadre d'un festival de cinéma. S'essayant au théâtre dans "l’Étranger" de Jean-Michel Rivinoff en 2011 et récemment au cinéma avec le rôle principal dans Déblok de Jean Pouletty, Marc-Antoine Girondeau (mag), étend sa palette artistique comme se déplie un éventail, assumant pleinement ses différentes casquettes. Son travail rend hommage à la couleur en tant qu'outil narratif, ôtant le voile, celui de Bergson, dans la décrispation du quotidien et dans la révélation de son essence par rapport à l'objet premier capturé.

Ta spécialité : La génération à laquelle j'appartiens s'est construite à partir de bouts de petits riens, glanant de-ci de-là parmi la masse imposante des informations projetées sur nos jeunes figures. Aussi, tous les médiums deviennent utiles pour exprimer, après digestion - de la société, du langage, de l'apprentissage et de la connaissance – le prisme d'une vision du monde qui passe à travers nous. La photographie, le dessin, la peinture, le cinéma forment en quelque sorte la barrière du préconscient, celle qui sépare le monde contemporain d'un de ses visiteurs et permettent l'expression d'un acte créateur entre ce qui s'est passé et ce qui aura été advenu dans l'art.

Ton univers : Il sort de ce que je suis, et de ce que je n'ai pas encore découvert.

Tes couleurs : Il y a deux volontés dans mon usage des couleurs. L'une, la première, la plus emblématique, est de cracher ce qui brûle à l'intérieur. Sauvage, ardent, chaud, plus chaud encore, froid, toujours plus froid mais chaud quand même. Tumulte insolent d'une substance impalpable. Danser comme on saisit un regard, palpiter quand on pénètre une histoire, la couleur accouche de ces événements dont on ne peut agripper le visible. Tous les corps passent par mon regard, toutes les étoffes se détachent du hasard et parfois, lorsque l'aplat n'a plus sa place, j'autorise la couche émaillée du vitrail de mon bouclier. Je colorise ma vision amniotique des tissus qui s'imbriquent, s'enlacent, dans une valse cernée de noir cependant qu'elle s'encanaille de l'harmonie toute fraîche de ma trouvaille. L'autre volonté, plus sereine, aborde l'espace à conquérir. Il s'agit de trouver par le mélange, la mixité des touches colorées, l'équilibre qui fait jaillir du sujet représenté, l'établissement d'une vie interne, profonde. L'existence d'un royaume intérieur, celui des personnes, ces extérieurs au Moi, celui des objets, ces projections du Soi. Et quand on parle de nature, il faut emprunter ce chemin cabossé qui la replace dans un cycle donné par la sensation qu'on a d'elle-même. Cet usage là des couleurs s'avère instinctif, en ce sens qu'il n'y a de réponse esthétique véritable que lorsque la sensation de la composition se juxtapose à celle qui nous a poussés à la retranscrire.

Ton artiste favori : Les grands, pour ce qu'ils nous enseignent. Les tout petits, pour ce qu'ils nous apprennent.

Un courant artistique : La notion est délicate puisque les artistes eux-mêmes créaient sans ce sentiment d'appartenance à une tendance qui naît bien souvent après l'établissement de leur travail, comme l’impressionnisme, le fauvisme, le cubisme, etc. Le courant est ce qui correspond à l'avancée de l'art par rapport à son temps et de la capacité de l'artiste à y devancer le mouvement. Durant mon tandem artistique avec André Robillard, j'ai été confronté à l'art brut. Avec mon mémoire, c'eût été l'art cinétique. De par mes origines, l'abstraction lyrique. Autant de courants qui rassemblent et enrichissent la création contemporaine.

L’art c’est pour toi… Un flot. Une masse liquide et tubulaire qui s'agite dans le cosmos. D'un bleu, de tous les bleus et d'une contenance étoilée, il gravite sans substance mais nourrit tout un chacun de son essence à celui qui tente sans accointance de voir inversé, au loin, ce tourbillon bleuté.

Ta démarche : Un secret bien gardé...

Ce que tu souhaites transmettre au travers de ton travail : L'histoire, c'est ce qu'il faut se créer quand on réceptionne un travail artistique. La mienne, la vôtre, la leur, et toutes celles qui vont forger une conscience propre à l’œuvre, au-delà de la parenté de son créateur.

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